La plainte qui suit ne repose pas sur des interprétations, des opinions ou des allégations du plaignant. Elle repose sur les propres paroles de la juge Perreault, telles que consignées dans la transcription officielle de 284 pages par la sténographe Paulette Houde — des paroles qui démontrent qu'elle a compris la gravité du problème, qu'elle a reconnu la violation, puis qu'elle a choisi de ne pas agir sur les causes systémiques.
En refusant sciemment d'y remédier malgré cet aveu formel, cette conduite mine profondément la confiance du public dans l'administration de la justice. Elle tombe de manière inacceptable sous les normes élevées d'intégrité, d'impartialité et de diligence exigées d'une juge de nomination fédérale, rencontrant ainsi le seuil de manquement justifiant l'intervention du Conseil selon l'article 80 de la Loi sur les juges.
La juge Perreault a prononcé les mots suivants dans la même audition :
1. « C'est l'impasse... la loi impose des impasses » (p. 168-169) — Elle nomme le problème.
2. « L'impasse est systémique, ce n'est pas causé par une personne » (p. 211) — Elle confirme que c'est structurel.
3. « C'est une obligation, obligation » (p. 234) — Elle sait que c'est non négociable.
4. « Il n'y a pas aucune interprétation possible » (p. 234) — Elle sait que la loi est claire.
5. « J'ai aucune certitude qu'on a fait le maximum » (p. 234) — Elle sait que le système a échoué.
6. « On parle de quatre, cinq ans » (p. 234) — Elle sait que c'est chronique.
7. Le procureur du PGQ dit : « L'article 10 n'est pas respecté » (p. 233) — Même l'adversaire l'admet.
ET POURTANT : elle n'accorde qu'un remède individuel. Les 23+ impasses systématiques — présentées par un homme qui se représente seul depuis une cellule — sont ignorées. 3 000+ personnes continuent à subir les mêmes violations.
Un fait essentiel doit être souligné, car il amplifie la gravité de la conduite judiciaire en cause :
Danny William Perez s'est représenté seul lors des deux auditions d'Habeas Corpus des 14 septembre et 27 octobre 2023. Il n'avait aucun avocat. Il plaidait depuis sa cellule de prison. Il a préparé ses propres arguments, présenté ses propres preuves et documenté lui-même les 23+ impasses systématiques — tout cela sans aucune assistance juridique.
Malgré cela, la juge a reconnu la validité de ses arguments par ses propres paroles. Le propre procureur du gouvernement a admis la violation. Et pourtant, le remède accordé fut minimal et individuel — comme si un homme se représentant seul depuis une prison ne méritait pas que ses arguments, reconnus valides par la Cour elle-même, soient pleinement considérés.
Action collective 500-06-001298-245 : M. Perez agit de façon autonome en tant que demandeur désigné représentant l'ensemble des personnes incarcérées privées de leur droit fondamental à la promenade extérieure quotidienne. Aucun avocat extérieur n'était présent lors des auditions d'Habeas Corpus faisant l'objet de la présente plainte.
L'intégralité des preuves et enregistrements audio est disponible dans le dossier public de preuves.
Respectueusement soumis,
Conseil canadien de la magistrature (CCM)
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La juge Éliane B. Perreault ayant été nommée en vertu de l\'article 96 de la Loi constitutionnelle de 1867 par le gouverneur général du Canada, la compétence déontologique et disciplinaire exclusive relève du Conseil canadien de la magistrature en vertu de la Loi sur les juges (L.R.C. 1985, ch. J-1).